Xynthia : le climat a changé à la Faute et l'Aiguillon, la pression a-t-elle payé ?

Publié le par mavillesolidaire

IMGP6368Ils étaient environ 80 personnes devant le Conseil Général ce vendredi à manifester contre « les zones noires » annoncées le 8 avril dernier.

Les représentants des collectifs de sinistrés ont été reçus par le Président du Conseil Général de Vendée.



« La mobilisation a payé. Aujourd'hui, le climat a complètement changé par rapport à la semaine dernière où nous étions toujours dans une fin de non-recevoir. On peut envisager de suspendre les manifestations que l’on avait envisagées » commente Jean-Jacques Péricaud le représentant des collectifs à la sortie de cette rencontre.

 

On peut dire que les choses n'ont pas été simples pour les sinistrés depuis la tempête. L'annonce des zones dites « noires », puis des zones « de solidarité » et enfin des zones de « prescriptions » avait soulevé un vent de révolte auprès des sinistrés qui s'étaient organisés en association et en collectifs pour défendre leurs droits.

 

La médiation faite par Philippe de Villiers, Président du Conseil Général, entre les sinistrés d'une part et les services de l'État d'autre part, semble avoir abouti. « La cuvette mortifère de la Faute-sur- mer doit être restituée à son état naturel et végétal », a-t-il rappelé avant de préciser « nous avons demandé au Préfet une adaptation du plan pour tenir compte des maisons qui ont été peu ou pas inondées. La fermeté n'empêche pas l'adaptation et la souplesse. Il n'y aura pas d'enquête publique avant qu'il y ait une expertise complémentaire individuelle au cas par cas. Les propriétaires qui accepteraient les prescriptions de sécurité (évacuation, étage...). devraient recevoir une visite rapide des collaborateurs de l'État. »

 

Jean-Jacques Péricaud le porte-parole du collectif précise : « la mission de terrain délégué par le préfet dès cette semaine va permettre de vraiment faire éclater le bon sens (...) Il va y avoir une adaptation à la marge des zones de solidarité avec un point précis où quelques zones seront renégociables avec les critères définis par les services de l'État. L'objectif des collectifs de l'Aiguillon sur mer et de Faute-sur-mer était, par le dialogue avec tout le monde, de trouver son compte. Le bon sens semble l'avoir emporté.»

 

Les représentants des collectifs sont donc sortis satisfait de cette rencontre et tiennent à remercier le département pour avoir « trouvé la clé d'entrée pour permettre à l'État et au préfet de pouvoir sortir de cette affaire de manière tout à fait honorable la tête haute dans la sérénité. »

 

Les déclarations terminées, chacun regagne son véhicule avec l'envie de témoigner, de parler encore et toujours. « Chez moi j'ai eu 60 cm d'eau. Les voisins d'en face 1,60 m. Dans la zone noire, certains n'ont pas eu une goutte d'eau. La zone déterminée actuellement fait 800 m de large sur 4 kms de long, il y a 597 maisons là-dedans» nous confie un habitant de la Faute sur mer. «Vous savez, quand on vous dit dégagez de votre maison, on vous donne de l'argent, vous savez, ça fait mal au coeur. Je suis né à la Faute.

 

Je tiens à saluer la mobilisation sur Internet. Internet ? Je sais ce que c'est mais je ne n'ai jamais utilisé cela ne m'intéresse pas vraiment. Par contre nous savons tout le vent de sympathie et de solidarité de milliers de personnes. Ça fait vraiment chaud au cœur de savoir cela.»

 

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