Vendée : l'inspection académique handicapée par ses enfants.

Publié le par mavillesolidaire

Depuis la rentrée scolaire 2010, des enfants handicapés n'ont toujours pas d'Assistant de Vie Scolaire (AVS).  L'Association des Paralysés de France (APF) a été reçue, à sa demande,  à la préfecture de Vendée ce mercredi pour faire entendre la voix des familles qui se trouvent dans le plus grand désarroi !

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Les familles ont le sentiment d'être abandonnées, car, malgré la loi, des enfants sont sans leur AVS simplement pour des raisons budgétaires.


L'APF constate une insuffisance des moyens dont dispose l’éducation nationale en Vendée et le non-respect des obligations de l’État en ce qui concerne la scolarisation des enfants porteurs de handicaps. Certaines familles s’entendent dire qu’il n’y a plus de budget et que leur enfant n’aura pas son AVS cette année.

 

thierry craipeau"En ne mettant pas d'AVS à disposition des enfants, dont les besoins ont été notifiés par la Commission des Droits et de l'Autonomie de la MDPH, l'État ne respecte pas ses obligations" martèle Thierry Craipeau (photo), le représentant départemental de l'APF, devant la préfecture avant la rencontre avec les services de l'État.

 

Un entretien de plus trois heures à la préfecture.

Le chef de cabinet du préfet a reçu les familles et l'association. « Il a découvert la réalité des familles et la situation épouvantable que cela engendre. Il a reconnu des dysfonctionnements dans le recrutement et la formation des AVS », commente Stéphanie OTTOU la directrice de l'APF. Le chef de cabinet s'est engagé à tenir informé l'association, dès la semaine prochaine, des avancées. Une rencontre devrait être organisée à la préfecture avec la MDPH, Pôle Emploi, l'inspection académique et la direction du travail.

 

Comme il était convenu,  une autre rencontre élargie avec l'inspection académique s'est tenue. Là, les choses ont été, pour le moins, pas très encourageantes.


L'administration a indiqué ne pas avoir les chiffres du nombre d'enfants concernés sur le département. On croit rêver !


Hélène est la maman de Claire-Marie, une petite fille de quatre ans qui a besoin d'un Assistant de Vie Scolaire pendant 12 heures par semaine. Claire-Marie ne peut être scolarisée que trois matinées par semaine. « Je veux que ma fille aille à l'école. Qu'est-ce que je dois lui dire ce soir en rentrant à la maison ? Aura-t-elle un AVS avant la fin de l'année ? demande la maman au représentant de l'inspection académique.  « Mais que doit-on faire ? Faut-il scolariser notre petite fille à la maison, c'est-à-dire la retirer de l'école ? Faut-il créer notre propre école pour accueillir ces enfants-là parce que l'institution n'est pas capable de les accueillir ? » s'inquiète le papa de Claire-Marie.

 

Le représentant de l'inspection académique a simplement répondu à la famille de refaire une demande d'AVS pour l'année prochaine et de préciser qu'il a bon espoir que “peut-être” elle aurait un AVS.

 

De son côté, l'APF va encourager les familles à faire des mises en demeure de l'inspection académique puisqu'il n'y a pas d'autres voies de recours.  L'inspection académique est-elle prête à épargner ces familles de toutes ces procédures judiciaires qui prennent du temps et dont la jurisprudence a donné comme gain de cause aux familles ?

 

À suivre... 

 

 

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