La Roche-sur-Yon : le handicap moteur sans fauteuil, un autre regard sur l’accessibilité.

Publié le par Le blog de ma ville solidaire - La Roche-sur-Yon

 

Yolande Gourraud à 60 ans, elle a la polio cette maladie virale dont les séquelles sont différentes d’une personne à l’autre. Cette maladie cela fait 59 ans que Yolande en souffre. « Je marche très lentement, ma jambe gauche n’a plus de muscles, je n’ai plu la notion d’équilibre et mon périmètre de marche se réduit avec la fatigue » nous confit-elle. Lorsqu’elle est à pied, elle parcourt 150 m en un quart d’heure. C’est dire si la notion de distance est importante pour elle sans parler de conditions météorologiques qui accentuent les risques de chutes sur un sol humide.

Yolande gouaud

Yolande ne milite dans aucune association, car elle veut garder sa liberté d’expression, d’appréciation et d’action.


La voiture constitue pour la jeune retraitée sa seule garantie d’autonomie complète. Elle considère que le bus ne lui permet pas d’effectuer ses courses, des démarches, en divers endroits de la ville


Elle prend acte de la volonté de la municipalité sur les différentes actions menées en faveur de l’accessibilité sur la ville de la Roche (voir roche mag d’avril 2011). Toutefois, elle s’interroge sur la place « de nos véhicules indispensables ». Elle souhaite donc qu’il soit fait mention de l’automobile parmi les solutions de transport des personnes à mobilité réduite avec en corollaire les infrastructures nécessaires liées à son utilisation en tous points de la ville : le Grand R et la Médiathèque, le Centre Hospitalier Départemental ainsi que l’accès aux rues piétonnes semi-piétonnes, ainsi que des lieux où « nous conduisons aux enfants, eh oui, nous aussi nous avons des enfants, nous nous déplaçons seuls, nous sommes amenés à conduire des personnes qui ne peuvent pas elle, conduire. Nous non plus, nous n’aimons pas être mouillés en cas de pluie, le vent peut nous gêner. L’usage d’une canne et d’un parapluie est hautement olympique »


« Je voudrais bien savoir dans la sphère politique, toutes tendances confondues, combien de personnalités côtoient le handicap dans leur entourage immédiat (familial, amical), très très peu à mon avis, beaucoup ont des voitures de fonction et ne se mouillent pas beaucoup au sens propre comme au sens figuré. »

 

 

À chacune de nos rencontres, nous demanderons à nos interlocuteurs leur avis sur la future place Napoléon. Yolande a inauguré cette rubrique.


place-napoleon-la-roche-sur-yon.jpgQue pensez-vous du projet de la future place Napoléon ?

Le premier regard était très négatif ! Je trouvais la place trop petite par rapport à l’envergure du projet. Mon jugement s’est affiné notamment en étant allée à l’exposition qui était organisée. La consultation des commerçants, la prise en compte de la demande des jeunes, des enfants, me donne le sentiment que toutes générations confondues, chacun pourrait trouver sa place. Je reste, bien entendu, attentive à l’évolution du projet.