5 ème réunion du comité de suivi de la future place Napoléon de la Roche-sur-Yon : premiers coups "de pioche" le 30 janvier 2012 et les réponses aux 3 questions de yonnais.

Publié le par Le blog de ma ville solidaire - La Roche-sur-Yon

Les choses s'accélèrent, prennent forme. Vendredi soir, le comité de suivi de la future place Napoléon s'est réuni pour la cinquième fois sous la présidence de Joël Soulard, premier adjoint, qui remplaçait Pierre Regnault convalescent.

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Des esquisses ont été présentées mais, impossible de prendre des photos… dommage.

 

La gestion de l’eau :

Les bassins seront gérés par un système autonome en faisant en sorte qu’ils soient alimentés sans apport d'eau potable.

 

La collecte des eaux de toiture (collèges et église Saint-Louis) : sur la périphérie de la place, il y a des surfaces assez conséquentes de toitures. Les eaux  des toitures seront collectées et acheminées par un dispositif de filtres. Elles ne seront pas amenées directement dans les bassins car elles peuvent être un peu chargées. Les eaux seront ramenées dans les tranchées drainantes situées sous les fossés qui joueront le rôle de filtre.

 

Une réserve souterraine d'environ 2000 m³ permettra d'alimenter le bassin pendant quatre mois sans qu'il y ait d'abaissement de niveau des bassins. Pourquoi 2000 m³ de stockage ? En été, sur les 5000 m² de bassin, il peut y avoir environ 5 mm d'eau par jour qui sont évaporés. L'évaporation et évapotranspiration : le prélèvement des végétaux, le vent, la chaleur.


Le premier remplissage se fera par l'alimentation du réseau d’eau. Une fois que le bassin est alimenté, le système est autonome.

 

Les travaux :

Les travaux de la place elle-même démarreront en août/septembre 2012. Les travaux de réseaux sur le pourtour de la place s'étaleront sur une période du 30 janvier au 30 juillet 2012.


Les travaux de réseaux réalisés sont : assainissement eau potable, eaux pluviales, gaz, éclairage et télécommunication.

 

La circulation des véhicules légers et des bus sera maintenue autour de la place Napoléon. Les arrêts de bus sont dans la zone de chantier, ils seront sans doute déplacés mais l'idée est de conserver la desserte du centre-ville par les transports en commun pendant les phases de travaux à partir du 30 janvier.

 

Pendant cette première phase des travaux, l’intérieur de la place ne sera pas touché ou de façon très ponctuelle. Le stationnement à l'intérieur de la place ne devrait pas être perturbé pendant le premier semestre 2012.

 

Le planning devrait être dans le compte rendu du comité de suivi que nous publierons à la fin de cet article dès que nous l'aurons reçu.


Pendant les travaux de l'intérieur de la place, un parking provisoire situé à l’ancienne gendarmerie boulevard Briant sera en service.

 

Trois questions que les yonnais se posent.

 

On n'entend plus parler du projet. Est-ce que cela va se faire ?

Joël Soulard :Est-ce que le projet va se faire ? Oui bien évidemment. Il a été voté en conseil municipal. On est train de faire travailler Chemetoff et son équipe. Le projet va donc se faire et rien ne l'arrêtera.


Le coût ?

Les coûts ont été donnés, affichés, c'est passé au conseil municipal. En période de crise est-ce utile de faire ce genre d'opération ?

Le projet de la place c'est de l'investissement. Le budget global de la ville pour l'investissement est de 20 à 25 millions par an. Sur un mandat de six ans, faites la multiplication, c'est entre 120 et 150 millions d'euros pour un mandat. Sur le projet de la place, machines comprises, vous avez autour de 8 et 9 millions d'euros. Comparer ces 8 et 9 millions d’euros avec les 120/150 millions d'euros d'investissements sur l'ensemble de la ville, l'aménagement de la place reste donc une toute petite opération.


Personne ne se pose la question, du moins je ne l'entends pas, de savoir si l'opération complète autour de la gare à coûté cher ou pas, c'est sans commune mesure à côté de la place Napoléon. Si on ressort tous les chiffres du parking Leclerc, de la passerelle, du parvis de la gare, l’achat des terrains et autres, c'est sans commune mesure, encore une fois, à côté de la place Napoléon.

 

Nous mettons par an 8 millions d'euros dans l'entretien de notre patrimoine. Cela veut dire que tous les ans, on fait une place Napoléon. Quand on fait un projet structurant ou un pôle culturel ou la rénovation du stade Henri Desgranges, personne ne vient vous dire « vous vous rendez compte du prix que ça coûte ».


À côté de cela, on n’enlève rien au budget de fonctionnement qui représente 65 millions d'euros (aide aux associations, maison de quartier, et toute la politique sociale).


Le projet a quelque chose d'extraordinaire car il s'agit de la place Napoléon et que la place Napoléon à la Roche-sur-Yon ce n'est pas rien. Quand on fait un projet comme celui-ci, il ne faut pas se tromper. Ce n'est pas par rapport aux finances qu'il ne faut pas se tromper, il ne faut pas se tromper par rapport au projet que l'on va faire sur cette place parce que c'est l'aménagement de la ville c'est l'aménagement du cœur urbain et cela a des conséquences sur l'attractivité commerciale, pour les yonnais.


Ce n'est pas la conséquence financière qui est importante c'est le projet que l'on veut y mettre.

 

Quelle incidence sur les impôts ?

Si un projet de cet ordre-là faisait augmenter les impôts, il faut tout arrêter car cela n'est pas grand-chose dans le budget d'investissement.

 

Depuis que je suis élu en 1995, je n’ai voté qu'une augmentation d'impôts. Pourquoi cette augmentation d'impôts à l'époque ? Ceux qui ont repris Esswein, ont dit ? « On est une nouvelle entreprise, vous avez voté une exonération de taxe pendant deux ans pour les nouvelles entreprises. » Cela veut dire que toute la taxe professionnelle que l'on touchait pendant deux ans on allait plus la toucher. Ce qui explique que la seule augmentation que l’on a voté était en 2001/2002. On n'a jamais augmenté les impôts depuis.

 

Des villes comme Saint-Nazaire, Cholet ou Niort, qui sont des villes comparables à la Roche-sur-Yon,  ils payent autant voir plus que les yonnais.

 

Pourquoi personne ne se pose la question de l'augmentation des impôts du conseil général avec une baisse des subventions aux associations alors que nous n’augmentons pas les impôts et nous maintenons les subventions aux associations.

 

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Photo : image d'illustration.


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