La Roche-sur-Yon. Quand un lecteur nous parle de Pôle Emploi…

Publié le par ma ville solidaire - La Roche-sur-Yon

« Reconnu travailleur handicapé depuis 2011 et diplômé d'une licence avec mention, j'ai essuyé de nombreux refus d'employeurs.

En 2014, j'ai passé le concours de secrétaire comptable externe de la Banque de France, dont j'ai réussi les écrits. J'ai obtenu 8/11 aux tests d'aptitudes. Malheureusement, je manquais d'arguments à l'oral et j'ai terminé 233ème du concours pour 199 admis.

Suite à cela, je m'inscris de mon propre chef à Pôle Emploi en février 2015.

Je dis à mon conseiller que je souhaite me former pour le travail administratif, et pour cela faire un BTS Assistant de direction bilingue à distance et en alternance dans une entreprise, ou la même formule avec un IAE à distance, mais que j'ai besoin de soutien pour trouver un employeur qui accepte de me prendre.

Après, il me dit que, puisque j'ai une aisance en langues étrangères, je n'ai qu'à m'inscrire sur des sites qui recrutent des traducteurs sur internet, chose que j'ai fais et qui, évidemment, ne marche pas. Il me fait également postuler à des postes de soutien scolaire. Par la suite, je recevrai des offres de l'ordre de 1h30 par semaine pour aider une élève de troisième habitant en Loire-Atlantique, pour le smic horaire voire moins. Cela va de soit que je n'allais pas me lancer là-dedans puisque ça aurait entraîné plus de frais dans les transports que de salaire.

J'ai un premier rendez-vous avec un psychologue du travail qui me dit qu'au lieu de faire des études à distance, je devrais aller tous les jours à Nantes pour suivre la même formation, car j'ai besoin, selon lui, de me confronter aux autres.

Je me rends aux portes ouvertes de l'IAE de Nantes, où un professeur en stratégie m'explique qu'il faut bluffer sur mon expérience professionnelle, car je n'ai jamais travaillé, et il m'explique comment gonfler mon CV.

Après cela je suis dirigé vers Cap Emploi.

Là on me propose de suivre une formation, dont le but est de dresser un "Capital Compétences".

On m'oriente alors vers le choix entre la filière culturelle et faire une formation professionnelle de gestionnaire de paie et ressources humaines, idée que je n'avais jamais eue avant. Finalement je n'ai pas reçu de validation de mon projet professionnel, car je n'ai pas trouvé de stage de gestionnaire de paie. J'ai simplement eu un stage de découverte au service culturel de la mairie de la Roche-sur-Yon. Mais il n'y a pas de postes dans ce secteur, et étrangement, pour que mon projet soit validé officiellement, il fallait avoir un stage dans les deux secteurs aussi différents soient-ils.

Suite à cela, je continue de rechercher des stages de Gestionnaire de paie RH, sans succès.

Je postule à plusieurs offres d'emploi durant l'été 2015, et je suis refusé à chaque fois.

En octobre, ma conseillère Cap Emploi me dit que, puisque je préfère passer des concours plutôt que de suivre d'autres formations type Bilans de Compétences, je n'ai plus besoin d'être suivi par Cap Emploi, et elle décide donc de mettre fin à cet accompagnement.

En mars 2016, j'ai un rendez-vous avec ma nouvelle conseillère Pôle Emploi, qui me propose d'aller voir une "conseillère d'orientation", selon ses propres termes, afin de me renseigner sur les possibilités de financement d'une reprise d'étude.

Elle m'incite aussi à postuler à une offre d'emploi d'Auxiliaire de vie scolaire à la Ferrière. Je me rendrai vite compte, à travers la réponse que l'auteur de cette offre m'envoie, qu'elle a déjà été pourvue.

Je me présente à mon rendez-vous avec la "conseillère d'orientation", qui me dit être "psychologue du travail". Elle me dit alors que je devrais suivre un reclassement à Saint-Herblain, que j'aurais dû le faire depuis longtemps et qu'elle a l'intention d'en parler avec mon ancienne conseillère de Cap Emploi pour savoir pourquoi ça n'a pas été fait. Elle m'inscrit aussitôt à une session de tests d'aptitudes car elle me dit que même si elle ne doute pas des miennes, il faut pouvoir prouver aux employeurs que je suis bien à même de faire un travail administratif, y compris le plus élémentaire qu'il soit.

Finalement, je décide de ne pas m'y rendre. Je choisis alors de ne pas m'actualiser et je cesse de pointer à Pôle Emploi. »

La Roche-sur-Yon. Quand un lecteur nous parle de Pôle Emploi…

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