La Roche-sur-Yon, la municipalité à l’épreuve de la démocratie (pas très) participative.

Publié le par Le blog de ma ville solidaire - La Roche-sur-Yon

Pas facile d’apprivoiser l’exercice de la démocratie directe et donc de maîtriser son discours, sa vision de la ville pour la nouvelle municipalité. L’école du Pont Boileau et les nouveaux conseils citoyens en ont fait les frais.

L’école du Pont Boileau.
Ah l’école du Pont Boileau qui fait l’unanimité pour sa reconstruction, une belle épine dans le pied de la nouvelle municipalité qui a voulu faire trop vite, bien trop vite et qui devrait en entendre parler.
Un comité de pilotage restreint a été mis en place pour étudier les possibilités d’emplacement de la nouvelle école. Composé de représentants de parents d’élèves, de la maison de quartier, d’élus, de conseillers de quartier et d’agents de la Ville, il a été encore plus restreint ensuite.
Les habitants, salariés de la Vigne-aux-Roses ne l’entendent pas de cette oreille. Pas consultés du tout, ils sont outrés de voir que l’école va être construite à côté de l’entrée des jardins familiaux, c’est-à-dire dans la cité, alors que l’on parle d’un quartier enfermé sur lui-même en y bloquant une des deux entrées : un non-sens.
On aime : l’adjointe à l’éducation de la Ville qui a, c’est bien connu, le « sens commun » a même indiqué dans une interview de Ouest-France que, côté stationnement, il n’y avait pas de problème car il y avait un parking sous-terrain ce qui devrait plaire aux employés de Vendée Habitat qui y stockent le matériel. Ce fameux parking est également le lieu où la chaufferie est installée depuis des années.

La décision définitive sera prise ce soir à l’occasion du conseil municipal, un bel exercice de démocratie « particip’active » sans avoir les avis des riverains dont la mobilisation montra sans nul doute dans les trois ans et demi avant que l’école ne sorte de terre.

Les conseils de quartiers et les nouveaux conseils citoyens.
Toujours aussi fort, le 4 novembre dernier, la ville organisait « une première réunion des conseils citoyens » sic, ils n’existent pas.
Pour rappel l’Etat a retenu trois quartiers prioritaires à la Roche-sur-Yon : Jean/Pyramides, Liberté/Zola et la Vigne-aux-Roses. L’Etat, l’agglomération et la Ville vont signer un « contrat ville » pour une durée de six ans.
Dans chacun des trois quartiers, un conseil citoyen doit être mis en place, c’est la loi et cela semble bien mettre en peine nos nouveaux élus.
Des conseillers de quartiers (dont le mandat s’achève en décembre 2014 voire en février 2015, là aussi ce n’est pas net) et associations, et des citoyens ciblés par leur engagement ont été conviés à cette réunion.

L’objet de cette « première réunion des conseils citoyens » était de partager le diagnostic social et urbain des quartiers.
Le public ne l’a pas entendu de cette oreille, il a pu assister à ni plus ni moins qu’un fiasco.
Alors que les conseillers de quartiers s’interrogeaient sur leur avenir, d’autres interpellaient l’élu à la Ville « vous nous avez invités à une réunion des conseils citoyens alors qu’ils ne sont même pas mis en place ». La salle acquiesce doucement, la gêne est palpable même du côté des élus dont certains étaient venus s’informer…

Tout cela ne va pas dans le sens de la réhabilitation des hommes et femmes politiques dans la population.

La Roche-sur-Yon, la municipalité à l’épreuve de la démocratie (pas très) participative.