La Roche-sur-Yon. Café de l’été, le programme 2014.

Publié le par Le blog de ma ville solidaire - La Roche-sur-Yon

Horaires des concerts : 21 h 30 au Jardin de la mairie. Entrée libre.

JUILLET 2014

Jeudi 10 juillet
Mamar Kassey, une légende groove sahélienne
Le nom Mamar Kassey, symbole fort de tolérance pour les huit musiciens du groupe qui veulent représenter le Niger dans sa diversité, est le nom d’un illustre guerrier qui pacifia et réunifia les peuples du Niger lors de la décolonisation.
Ils sont Songhaïs, Djermas, Gourmantchés, Haou et jouent le kalangou, violon godjé, le molo, le komsa, le Kamele n’goni, le kalangou, la calebasse. Des noms qui sonnent et résonnent dans nos oreilles, comme un avant-goût de cette musique de danses et chants de village au groove imparable et aux mélodies d’une magnifique beauté, passées au tamis urbain de Niamey.

Vendredi 11 juillet
The Alaev Family de la musique juive d'Asie centrale
C’est le grand-père, Allo Alaev, virtuose des percussions de 80 ans, qui mène la famille et dont on rêverait tous qu’elle nous adopte et nous entraîne avec elle jusqu’en Asie centrale où leur musique a pris naissance dans les communautés juives du Tadjikistan ou d’Ouzbékistan. 
Sur scène, ce sont trois générations qui se répondent en chansons, percussions, cânum, violon, clarinette, accordéon… pour nous offrir une musique étonnante, nourrie d’influences klezmer, ottomane, indienne, tsigane, qui résonne comme un énergique éloge à la fête. Jubilatoire !

Jeudi 17 juillet
Cimarron  - Musique bolivienne.
Joropo lla nero bolivien 
Joropo est le nom, llanero l’adjectif ! 
Harpe, bandola, cuatro ; cordes langoureuses portées par les rythmes du cajón et des maracas. Ruissellement de mélodies où s’entendent les traditions indiennes, l’Afrique, l’Espagne et l’immensité des plaines boliviennes et vénézuéliennes qui s’étendent jusqu’à l’Amazonie. Cimarron et son chef, l’immense virtuose de la harpe Carlos Rojas, sont les maîtres incontestés de cette musique accrocheuse et palpitante de chants et de danses endiablées ou voluptueuses. Acclamés dans toutes les Amériques, ils se font très rares en Europe, hélas ! Comment dit-on swing en espagnol et dans les plus de cinquante langues que parlent les Indiens de Bolivie ? 

Vendredi 18 juillet
Nina Attal - Du blues et du funk.
Son jeune âge (elle n'a pas 25 ans) aurait pu la classer parmi les phénomènes de foire que la télé nous concocte dans ses radio crochets du samedi soir, dans un genre surtout où c'est plutôt la fatigue du temps qui fabrique les meilleurs crus. Mais ce n'est pas sur les plateaux de la télévision que Nina va chercher une gloire qui n'y peut être qu'éphémère ; elle est une magnifique artiste de scène déjà expérimentée. C'est là que l'auteur compositrice inspirée, la chanteuse puissante et la superbe guitariste livre son incroyable énergie et son groove imparable. C'est là aussi qu'elle construit une carrière, qui ne peut être que belle et longue, loin du zapping télévisuel. Gageons que la scène du Café de l'été saura être à sa mesure. .

Jeudi 24 juillet
Harleighblu, de la soul anglaise
Même après la disparition de la reine Amy Winehouse, la soul made in England ne manque pas d’étoiles : Alice Russell et James Hunter que le Fuzz’yon a accueillis (le Café de l’été aussi pour ce dernier), Michael Kiwanuka, Joss Stone... la liste est longue et les places dures à prendre. Quel âge a-t-elle Harleighlu — hier encore elle faisait le show pour ses copines d’école à Nottingham — vingt-deux ans, vingt-trois ans ? Elle a travaillé beaucoup depuis, et avec du beau monde. Sa voix superbe, son groove puissant, son incontestable maîtrise de la scène, ses qualités de compositrice et son caractère bien trempé l’ont déjà hissée au sommet de l’autre côté de la Manche. En France, cela commence juste pour elle, mais cela n’est pas près de s’arrêter !

Vendredi 25 juillet
DakhaBrakha - Transe polyphonique ukrainienne
Ils sont quatre : trois femmes et un homme dans des costumes traditionnels ukrainiens. Le choc est autant visuel que musical. Les voix magnifiques sont incroyables d’énergie et de maîtrise, elles s’entremêlent, montent, glissent, se poussent, se répondent les unes les autres. Tous les quatre, assis face à nous, s’accompagnent de tambours profonds, de violon, violoncelle, de petit et grand accordéons. Les chants, collectés dans les campagnes par les trois chanteuses - ethnologues auprès des vieilles ukrainiennes détentrices de cette tradition, disent la vie dure des femmes, la guerre ou les cycles de la nature. Ils semblent venir de si loin et pourtant le traitement que les DakhaBrakha en font les rendent totalement actuels. Dakhabrakhantesque !

Jeudi 31 juillet
Ester Rada  Soul du Middle East
Originaire d’Éthiopie, Ester Rada est une Beta Israël, les seuls juifs noirs africains. Et, enfant, elle n’écoutait que des musiques religieuses, avant de découvrir, adolescente, la soul et le RnB. Comme chez les grandes stars afro-américaines qui chantèrent le gospel puis le blues ou la soul, c’est peut-être ce mélange du mystique et du profane qui fait la force de sa voix à faire frémir le monde entier ! Femme aussi rayonnante que sa musique, Ester Rada brasse rythmes funk, pop, sinuosités cuivrées éthiojazz et influences R’n’B. 
Ça groove, ça swingue, ça charme et ça s’envole. .

AOUT 2014
Vendredi 1er août
Family Atlantica Du funk tropical psychédélique
La rencontre des cadences du calypso, des rythmes du highlife ghanéen, du rasta sénégalais, de l’esprit du gnaouas et de l’âme de la rumba ne pouvait se faire que dans le creuset pluriethnique de l’Est londonien. 

Autour du multi-instrumentiste anglais, Jack Yglesias, du percussionniste Ghané-Nigérian, Kwame Crentsil et de la chanteuse vénézuélienne, Luzmira Zerpa, les huit musiciens de la « Famille Atlantique » sont très largement à la hauteur de cette entreprise aussi surréaliste qu’alléchante. Sans retenue, avec fougue et profondeur, ils construisent les ponts entre l’Afrique, l’Amérique du sud et l’Europe dans d’incessants va-et-vient envoûtants et excitants. Leur prestation scénique, dont le coeur ne cesse de battre au rythme des tambours vénézuéliens, est un bouillant voyage plein de surprises et de bonheur, enlevée par la flamboyante Luzmira Zerpa.

Jeudi 7 août 
La maison Tellier Chanson folk-rock
Et si La maison Tellier était le meilleur groupe de chansons français actuel, voire le meilleur groupe de rock français ? Bien sûr, le championnat que cette phrase suggère n’existe pas ; à peine dans la tête de chacun et surtout pas dans les goûts de tous. Mais, quand on écoute leur dernier CD ou quand on les entend sur scène (les envolées de guitare rock, la majesté des cuivres, la beauté de la plume incisive et poétique, la voix vibrante et charismatique, la richesse et paradoxale sobriété des arrangements…), ce mélange de vintage et de textures modernes, de vieux continents et de nouveau monde pourrait nous pousser au plaisir de le penser. 

 Vendredi 8 août
Titi Robin un voyage musical
Taziri est le nom de cette nouvelle formation de l’infatigable vagabond musical angevin, Titi Robin. On y retrouve, avec bien sûr Titi Robin à l’oud, au bouzouq et à la guitare acoustique, trois fabuleux musiciens : Francis Varis à l’accordéon, Zé Luis Nascimento aux percussions (on a vu ces deux derniers l’été passé avec Raul Barboza ) et El Mehdi Nassouli au chant et au guembri. 
Intimiste ou d’une énergie impressionnante, la musique que nous offre cet ensemble subtilement atypique est un véritable bijou d’une incroyable intensité émotionnelle, une mosaïque de fêtes gitanes et d’arabesques orientales imprégnée de rêve et des musiques populaires qui ont nourri chacun des musiciens.

Jeudi 14 août 
Barcella en partenariat avec l'association Chants-Sons
Un jour, on lui donnera la Légion d’honneur ! Il a déjà eu en 2012 le Prix Barbara décerné par le ministère de la Culture, le coup de coeur académie Charles Cros, celui des lycéens de cette même académie, celui de « On connaît la musique » — Europe 1, et puis il fut lauréat du concours Jacques Brel de Vesoul, découverte du Festival Alors Chante et champion de France de slam… Ce petit inventaire non exhaustif est là juste pour dire à quel point la fantaisie délicate de cet auteur compositeur chanteur, acrobate virtuose des mots, n’est pas passée inaperçue. Sur scène, son vrai domaine, ses allers-retours entre humour et émotion, autodérision et grandiloquence nous bouleversent et nous bringuebalent entre rires et larmes.
Cette soirée est organisée en partenariat avec l’association Chants-sons, qui a eu le plaisir d’accueillir Barcella sur son festival Chant’Appart au cours des éditions 2011 et 2012. .

Contact :
Direction de la culture Ville de la Roche-sur-Yon :
02 51 47 48 20

La Roche-sur-Yon. Café de l’été, le programme 2014.